Cette publication est partie 1 de 3 dans la série Qui suis-je ?

Un désert.

Un homme vêtu de poil de chameau, une ceinture de cuir autour des reins, se nourrit de sauterelles et de miel sauvage. Il ne vit pas dans un palais. Il ne cherche pas les foules. Et pourtant, les foules viennent à lui — des milliers de personnes qui quittent Jérusalem, qui traversent la Judée, qui marchent des heures pour l’entendre parler.

Il baptise dans le Jourdain. Il annonce celui qui vient. Il fait trembler des pharisiens d’une seule phrase.

Cet homme, c’est Jean-Baptiste.

Et un jour, des sacrificateurs et des lévites envoyés de Jérusalem viennent le trouver avec une question simple.

Toi — qui es-tu ?


La réponse qui a tout changé

La Parole de Dieu rapporte cet échange dans Jean, chapitre 1, versets 19 à 23 :

« Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Il déclara et ne nia point ; il déclara : Je ne suis pas le Christ. Ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Il répondit : Non. Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ? Je suis, dit-il, la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète. » — Jean 1:19-23 (Segond 21)

Je suis la voix de celui qui crie dans le désert.

C’est ainsi que Jean-Baptiste se décrit lui-même. Et cette réponse n’était pas fausse. Elle était vraie. Mais elle n’était pas complète.

Et c’est précisément là que tout a basculé.


Ce que Jean-Baptiste ne savait pas sur lui-même

Revenons en arrière. Avant même la naissance de Jean-Baptiste, un ange apparaît à son père Zacharie dans le temple. Et cet ange lui dit quelque chose d’extraordinaire :

« Il marchera devant lui avec l’esprit et la puissance d’Élie » — Luc 1:17 (Segond 21)

L’esprit et la puissance d’Élie.

Arrêtons-nous ici une seconde. Parce que ce n’est pas une formule vide. Ce n’est pas une belle métaphore. C’est une réalité spirituelle précise, avec des implications concrètes et mesurables.

Élie, dans l’Ancien Testament, c’est l’homme qui a fait descendre le feu du ciel. C’est l’homme qui a tenu tête au roi Achab et à toute la nation d’Israël. C’est l’homme qui, sous une seule parole, a affronté et vaincu 450 prophètes de Baal sur le mont Carmel. C’est l’homme dont la prière a fermé le ciel pendant trois ans et demi, puis l’a rouvert.

Jean-Baptiste venait avec cet esprit-là. Avec cette puissance-là.

Et il ne le savait pas.


Ce que l’ignorance de soi coûte concrètement

Tu connais la suite de l’histoire.

Jean-Baptiste finit en prison. Arrêté sur ordre d’Hérode Antipas — un homme politique, pas un géant spirituel. Et un soir, lors d’un banquet, la fille d’Hérodiade danse. Hérode, enivré par le spectacle, lui promet ce qu’elle voudra. Elle demande la tête de Jean-Baptiste.

Un garde descend dans la prison. Coupe la tête du plus grand prophète né de femme selon les propres mots de Jésus-Christ. Et la remet sur un plateau.

Maintenant, pose-toi cette question.

L’homme qui venait avec l’esprit et la puissance d’Élie — l’homme dont la simple prière pouvait fermer le ciel, l’homme qui avait la capacité spirituelle de faire descendre le feu — s’est retrouvé à mourir sous le geste d’un simple garde de palais.

Comment est-ce possible ?

La réponse est d’une simplicité brutale : Jean-Baptiste ne savait pas qui il était.

Il savait ce qu’il faisait. Il savait ce pour quoi il était envoyé. Mais il n’avait pas accès à la plénitude de ce qu’il était — à la nature réelle de ce qui habitait en lui. Et cette ignorance-là a créé une faille. Une vulnérabilité. Une vie vécue en dessous de ce qu’elle aurait pu être.


Ce que la psychologie dit de l’identité sous pression

Il y a quelque chose de fascinant dans les recherches en psychologie sur ce qu’on appelle la clarté de l’identité (la capacité d’un individu à savoir précisément qui il est, ce qu’il croit et ce qu’il vaut).

Des chercheurs comme Jennifer Campbell de l’Université de Colombie-Britannique ont montré que les personnes qui ont une identité floue ou incomplète réagissent différemment face à la pression, face à la menace, face aux situations de crise. Elles hésitent là où il faudrait agir. Elles capitulent là où elles devraient tenir. Non pas parce qu’elles manquent de force — mais parce qu’elles ne savent pas exactement depuis quoi agir.

L’identité n’est pas un luxe philosophique.

C’est une armure.

Et quand elle est absente — ou incomplète — même les personnes les plus douées, les plus appelées, les plus ointes se retrouvent à vivre des circonstances qui n’auraient pas dû être les leurs.

La science l’a observé chez l’homme.

La Bible l’a illustré avec Jean-Baptiste.


La question la plus importante que tu n’as jamais posée

Voilà pourquoi ce sujet est urgent.

Pas urgent au sens religieux du terme — au sens littéral. Parce que là, maintenant, dans ta vie, il y a peut-être des situations que tu traverses, des prisons dans lesquelles tu es enfermé, des défaites que tu encaisses — qui n’auraient pas dû être les tiennes. Pas parce que tu manques de foi. Pas parce que tu ne pries pas assez.

Mais parce que tu ne sais pas encore pleinement qui tu es.

Jean-Baptiste savait que Dieu existait. Il savait qu’il avait une mission. Il priait, il jeûnait, il vivait une vie radicale. Et pourtant — l’ignorance de sa propre nature lui a coûté ce qu’elle lui a coûté.

Maintenant, la Parole de Dieu ne nous laisse pas sans réponse.

« Mon peuple périt, faute de connaissance. » — Osée 4:6 (Segond 21)

Ce n’est pas la foi qui manque. C’est la connaissance. La connaissance de soi. La révélation de qui on est réellement en Christ — pas de façon générale, mais de façon personnelle, précise, complète.


Ce que tu vas découvrir dans cette série

Cette série d’articles n’est pas un cours de théologie.

C’est une exploration. Une descente dans quelque chose que beaucoup de croyants évitent, non par malice, mais parce que personne ne leur a jamais posé la question correctement.

Qui es-tu, toi — au sens le plus profond du terme ?

Dans les articles qui suivent, nous allons voir ensemble :

Pourquoi Dieu t’a créé — et ce n’est pas uniquement pour aller à l’église ou pour « sauver des âmes ». Il y a quelque chose de bien plus grand derrière ta création, quelque chose que peu de prédications osent toucher.

Quelle est la différence entre ce qu’Adam était et ce que toi tu es en Christ — une différence si immense qu’elle devrait changer la façon dont tu te lèves le matin.

Ce que signifie le fait qu’il y ait, dans les cieux, un livre avec ton nom dessus — et pourquoi tu n’y as probablement pas encore pleinement accès.

Et enfin, les trois portes concrètes pour commencer à accéder à qui tu es réellement.


Mais avant d’aller plus loin

Il y a une question que je veux te laisser ce soir.

Pas pour y répondre immédiatement. Juste pour la laisser travailler en toi.

Jean-Baptiste a répondu : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert. »

C’était vrai. Mais incomplet.

Et toi ?

Si quelqu’un s’approchait de toi aujourd’hui et te posait la même question — Que dis-tu de toi-même ? — quelle serait ta réponse ?

Est-ce que tu répondrais avec ce que tu fais ? Avec ta fonction ? Avec ton ministère ? Avec le rôle que les autres t’ont attribué ?

Ou est-ce que tu répondrais depuis quelque chose de plus profond — quelque chose que même toi tu ne connais pas encore totalement ?

La réponse à cette question pourrait changer ce que tu traverses.

Et nous allons commencer à la construire ensemble — dès le prochain article.


Dans le prochain article : « Ce que Dieu voulait vraiment quand il t’a créé — et ce qu’on ne t’a jamais dit. » Ne le rate pas.

Qui suis-je ?

Ce que Dieu voulait vraiment quand il t’a créé — et ce qu’on ne t’a jamais dit.

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